2017

Mercredi 19 avril 2017, manœuvre périlleuse

Nous décidons de larguer les amarres vers 10 heures du matin, direction Palavas les Flots.Le vent n’a pas cessé, sa vitesse est constante, il balaie la Camargue au moins à 60km à l’heure.Difficile de faire des manœuvres avec un bateau de 10 mètres et un moteur de 30 cv bridé à 9.5 cv.Nous avons tendance à glisser. Nous avançons piano piano dans le canal, le soleil est au rendez-vous et les martins pêcheurs également. Arrivés aux « cabanes » bâties sur une petite bande de terre, où ses résidents ne peuvent y accéder qu’en bateau. En glissant à nouveau devant eux, nous ne nous lassons pas d’admirer chacun de ses petits cabanons, personnalisés à l’image de leur propriétaire, c’est l’esprit de la liberté qui règne ici, ou chacun pense : « demain je partirai si je veux ».Les chevaux se promènent à leur guise, des petits groupes de canards cancanent sous les fenêtres.Avant d’arriver à Carnon, nous décidons de faire une halte au PR36, pour déjeuner et en profiter pour découvrir la beauté de cette faune et de cette flore sauvage jusqu’à l’exaltation.

Au loin, nous apercevons sur notre tribord un renfoncement herbeux dans la berge. Philippe commence la manœuvre, l’avant du bateau touche la berge, Morgane saute sur l’épaisse touffe de verdure, s’enfonce et manque de tomber. Postée à l’arrière du bateau, je n’ai pas le temps de lui jeter les amarres, ni de sauter. Trop tard, Repoussé par le vent, l’arrière du bateau s’éloigne de la berge, malgré les efforts répétés du moteur. Aussitôt Le capitaine donne la barre à Nicolas et passe aider Morgane. Amarrage difficile, Philippe, Morgane et moi-même luttons contre le vent.  Nicolas est un véritable capitaine en second, il manœuvre comme un chef. Heureusement, nous réussissons à redresser l’arrière du bateau et à fixer ses amarres autours des piquets. Quel soulagement ! La vue est magnifique, sauvage, cette terre aride, est rendue encore plus indomptable avec ce vent qui souffle sans interruption. Cette eau qui ondule à perte de vue, ses bandes de terre si fragiles qui résistent aux aléas du temps, s’effritent un peu chaque jour, sous le regard de ses habitants et du notre. Humains, animaux et végétaux sont liés ensemble sur cette nature en dentelle.

Après déjeuner, nous sommes repartis sans problème  en direction de Palavas les flots comme prévu. Nous sommes arrivés à l’entrée du port fluvial, et avons par chance trouvé un emplacement. Parfait, nous étions enfin protégés du vent. Nous avons amarré le bateau sans difficulté. On peut dire que nous sommes devenus un équipage rodé aux manœuvres. Il n’y a plus de doute.Nous avons marché jusqu’au bureau du port, afin de régler notre escale pour la nuit, pouvoir ainsi profiter de la fourniture d’eau et d’électricité. Contents de venir découvrir cette station balnéaire camarguaise. Mais nous avons été  un peu déconfits, vu l’accueil si peu aimable de notre hôtesse !Nous nous sommes promenés le long du port, observant les bateaux, les petits, les grands, les anciens, les nouveaux. Ceux là, qui sont si mal en point, qu’ils s’apprêtent à couler. S’ils pouvaient parler, ils nous diraient quels ont été leurs voyages ? Quelle région ou quel pays ils ont abordé ? Quels gens ils ont rencontré ?Nous avons ensuite découvert la ville traversée par le canal qui mène jusqu’à la mer, surveillée par Neptune. Palavas et ses plages de sable fin, ses boutiques pour touristes, ses ruelles atypiques, son casino, son « remonte pentes » aux cabines rouges et jaunes qui enjambe, en se balançant, le canal du Rhône, large de 5 mètres. Une telle construction pour un si petit canal ! pourquoi la ville a-t-elle fait ce choix ?Le soir venu, nous avons dîné dans notre bateau en dégustant une excellente viande de l’Aubrac, tout en observant la vie du port la nuit. Ses lumières, ses ombres, ses marins d’eau douce, ses bateaux retardataires qui entrent au port.

Mardi 18 avril 2017, une Apparition

Par Sylvia

Nous larguons les amarres dans la matinée. Adieu petit ponton… Direction Aigues-Mortes.Nous repartons en direction de Carnon, afin de rejoindre Palavas-les-Flots le lendemain. Morgane prend la barre. A l’embouchure, en fin d’après midi, avec un vent de 50km/heure, nous apercevons un petit ponton. Vous connaissez notre attirance pour les petits pontons au milieu de la nature !

Nous décidons donc, de nous y amarrer pour la nuit. Mais quel vent ! Il devint chaque minute de plus en plus fort, c’était la tempête. Malgré le vent qui repoussait le bateau, nous sommes arrivés à nous amarrer avec succès, quel équipage !Notre petit ponton en bois, semble résister aux forces du vent qui le harcèle. Par prudence,  les rafales devenant incontrôlables, Philippe double les amarres à l’aide de piquets plantés en terre. Ainsi nos amarres résisteront aux forces d’Eole en crissant toute la nuit.

Nous profiterons d’un paysage extraordinaire avec ces étangs à perte de vue. De l’autre coté du chemin de halage (aigrettes, hérons blancs, canards sauvages, et poules d’eau) tout comme nous, se protègent, immobiles à l’abri de quelques bambous et de buttes de terre de-ci de là.Une courte promenade sur le chemin de halage et nous apercevrons au loin des taureaux noirs de Camargue, et des pêcheurs, ils viennent en barque motorisée jeter leurs filets, le long des berges. Ils viendront au petit matin les relever et récupérer les poissons qu’ils auront attrapés.Il y en a beaucoup dans l’embouchure avec le petit Rhône, en franchissant ce passage nous avons pu voir des bandes de poissons suivre notre bateau, certains sautaient hors de l’eau, si haut qu’il y en a même un, qui a failli atterrir sur le pont de notre bateau. Dommage !On se serait cru en pleine mer, avec les dauphins nous escortant.

Dans la nuit, lors d’une partie de jeu de cartes, je dirais «  hystérique » car personne, encore moins Nicolas ne tenait à récupérer « le pouilleux » ; des feux nous éblouissent dans le carré.Aussitôt Philippe allume le feu de poupe, mince il ne fonctionne pas, il allume alors les feux de coté du bateau signalant notre présence, cela sera toujours mieux que rien.Apparaît alors en silence, immense, majestueux, comme arrivant d’un autre monde, d’un voyage de  « Shiiro », diront Morgane et Nicolas, un convoi. Il doit mesurer plus de 110 mètres de long. Il passe mystérieux le long de notre coque, tel un cétacé. On se demandait bien, si cette apparition allait réussir à passer sous le pont que l’on apercevait au loin. Difficile ! Le convoi ralentit, se mit légèrement de travers poussé par le vent du nord, se redressa. Oui ce fut juste ! Mais il réussit à passer sans dommage.
Pour lui, dans la nuit, le niveau du canal avait été abaissé d’au moins un mètre. On s’en rendit compte en vérifiant nos amarres, car ils avaient changé de position. Notre bateau s’était retrouvé au dessous des rondins qui formaient la plate forme de notre ponton.Le vent de force 5, souffla toute la nuit, puis subitement au milieu de notre sommeil, le mouvement de notre bateau devint inhabituel, il changea brusquement, comme si notre bateau partait à la dérive, comme s’il venait de s’arracher de la terre ferme. Ni une, ni deux, Philippe et moi, nous nous  précipitâmes hors du lit, lampe de poche à la main. Philippe inspecta tous les amarres, le ponton, les piquets. Rien, tout était bien en place. Ce fut probablement une grosse rafale de vent ou bien un navire marchand ? dormez bien marins des Canalous.

Lundi 17 avril 2017, sacré Pâques !

Par Sylvia

Question du jour : De Bellegarde nous pourrions aller jusqu’à Beaucaire, mais cette route ne fait pas l’unanimité, nous souhaiterions plutôt nous reposer en pleine nature, pêcher, admirer tous ces oiseaux, écouter leurs chants, entendre le clapotis de l’eau sur la coque du bateau. Bref fusionner avec la nature.
Nous décidons donc,  sur notre chemin du retour, de nous arrêter exceptionnellement à Saint Gilles pour faire le plein d’eau, d’électricité et surtout de recharger les batteries des portables…puis de repartir. Pendant ce temps, sous un soleil printanier, nous avons déjeuné au restaurant “la Restanque”, en terrasse face au canal. Nous avons gouté les spécialités camarguaises et le fameux taureau en daube. c’était vraiment délicieux. Ce repas familial, dans cet endroit, avait revêtu les couleurs du bonheur.  Afin de prolonger ce moment formidable, nous décidons de repartir vers la “zénitude”. Ce sera en début d’après-midi, après quelques kilomètres de Saint Gilles que nous nous amarrerons à un joli petit ponton en bois, au milieu de la végétation.. L’équipage de “l’Alizé” commençait à être rodé. Nous étions fiers de nous. Philippe lance les cannes à pêche à l’eau, la sieste au soleil pour moi, la lecture pour Nicolas et Morgane.
Et voilà qu’un bruit sournois nous titille les oreilles, mais qu’est-ce donc ? impossible de s’en débarrasser.
Nous contactons les “Canalous” par téléphone, ils nous disent de regarder le flotteur de la pompe, peut-être n’est-il pas remonté ? Philippe ouvre la trappe du moteur située dans le carré. Un gros moteur impressionnant. Après plusieurs tentatives, le bouchon ne remonte pas. Nous contactons à nouveau les “Canalous” qui cette fois- ci, nous disent de faire tourner le moteur, peut-être la pompe de câle est-elle en train de pomper l’eau parce que l’on aurait peut-être une avarie ! Bien sûr que non !!
La responsable du site des “Canalous” commence à donner des explications techniques, afin que Philippe puisse démonter la pompe en question.
-” Ah non ! là, Philippe stoppe cette intervention hotline. -“Je suis client, pas mécanicien !”, “faites intervenir votre mécanicien”.

Sur ses dernières paroles, le mécanicien nous rappelle, heureusement que nos portables avaient été préalablement chargés à Saint Gilles le matin même sur l’insistance de Morgane.Le mécanicien ne pouvait pas venir jusqu’à nous. Nous avons donc été obligés de retourner sur Saint Gilles en fin d’après midi.Nous avons trouvé une place, en face de la base “le Boat”. Le directeur du site, mécanicien ce soir là, venait juste de nous rejoindre,  examina la panne. Conclusion la pompe était défectueuse, notre directeur-mécanicien, avec une grande dextérité et une grande gentillesse,   remplaça la pompe en une dizaine de minutes, par une pompe toute neuve.(P.S.: au sujet de cette aventure nous avons reçu à notre retour, un bon d’achat de 100€ à valoir sur notre prochaine location. Merci Les Canalous pour ce joli geste).Il était déjà tard, le soleil commençait  à disparaître derrière les arbres. Des habitants de Saint Gilles erraient sur le port, le long du quai, observaient nos mouvements, jetaient “des yeux” de curieux dans  notre bateau. L’endroit n’étant ni joli, ni agréable et en plus il nous semblait pas très sécure. A l’unanimité nous avons décidé de repartir en direction de notre ponton de l’après midi, celui là même que nous avions choisi pour y passer une nuit à la belle étoile. Nous avons été exaucé et nous nous sommes amarrés avec succès. Sacrée journée, sacré Pâques ! 

Dimanche 16 avril, l’aventure continue

Par Sylvia

Matin à Gallician, bien agréable.Nous avons failli manger du poisson pour le repas de midi! pas de chance, il s’est échappé.Morgane est très frustrée, elle a perdu la bataille contre son poisson, une longue bataille, tout comme dans “le vieil homme et la mer” son poisson a réussi à se débarrasser du leurre. Morgane s’est fait surprendre, elle a appelé à l’aide, mais trop tard ! Pendant ce temps là, Nicolas a eu la visite d’une bande de canards mendiants, qui sont venus crier famine auprès de lui. Son bon cœur l’a perdu, il s’est retrouvé à donner à manger du pain à ces canards qui venaient régulièrement lui rendre visite toute la matinée.

A part monsieur le vent, l’ accueil n’était pas vraiment au rendez-vous. Nous avons pu constater  qu’il n’y avait rien pour accueillir le plaisancier, si ce n’est un syndicat pour touristes, fermé le dimanche. Pas de toilettes, ni douches, ni épicerie.( A quai les bateaux avaient accès à l’eau et l’électricité tout de même).Nous avons du nous rendre à l’épicerie du  village pour faire quelques courses. En fin d’après midi, nous décidons de rejoindre Saint-Gilles.
Nous naviguons sereinement sur le canal où l’on admirera des grandes aigrettes blanches au bord de l’eau, immobiles, posées sur un tronc d’arbre flottant, ignorant notre passage.

Déjeuner exquis au milieu de la nature, sieste, ensuite nous sommes repartis en direction de Saint- Gilles. Nous admirions sans nous lasser ce paysage de Camargue, quand notre bateau s’est fait dépasser par deux fois par des bateaux de location “le boat”, nous en fûmes très affligés.
Notre bateau aurait-il un moteur moins puissant ? possible, ce qui expliquerai notre échec de la veille, où l’on n’avait pas réussi à se faufiler en marche arrière entre les deux énormes pylônes, pour s’amarrer au quai du port de plaisance de Gallician, le vent nous faisait glisser et nous déportait !
 Nous arrivons au port de plaisance de Saint-Gilles, première impression négative.
 Par rapport aux paysages bucoliques que nous venons de traverser, “ya pas photo” notre regard se porte sur un bâtiment qui ressemble à une vieille usine abandonnée par ses ouvriers, grise, sale. Sur ses hauts murs des ombres grisâtres, le bas de ses  murs sont tagués.Non vraiment on ne peut pas se résoudre à s’amarrer là. A l’unanimité, nous décidons de continuer notre chemin en direction de Bellegarde. 
Enfin arrivés au port de Bellegarde presque au coucher du soleil, le vent s’est levé dommage ! nos manœuvres risquent d’être périlleuses.

Nous avançons doucement pour trouver une place, hum ! pas de place.Ah si, une place qui demande de s’amarrer le long du quai, derrière une grosse vedette hollandaise.Manœuvre réussie, le capitaine de la vedette, nous a aidés, il a récupéré nos bouts pour amarrer l’arrière de notre bateau. Très Gentil, il nous informe qu’un vent de 100 km/heure, est prévu pour la soirée et toute la nuit. Pas grave, par rapport à la direction du vent, on est du côté où le bateau sera plaqué contre le quai. Prévoyant, Philippe en plus des pares-battages rajoute par sécurité les gilets de sauvetage qui amortiront les frottements contre le quai.Et voilà, bien amarrés, nous passons une bonne soirée et une bonne nuit, malgré la tempête. Avant d’aller rejoindre notre couchette, nous aurons le temps d’admirer les pêcheurs qui, sur le quai d’en face, se battent depuis au moins une heure pour remonter un poisson.Nicolas et Philippe sont allés voir de plus près ce monstre que les pêcheurs ont bravement réussi à ferrer. C’est une silure, dont la taille est aussi grande que celle de Nicolas, impressionnant ! ce monstre sera remis à l’eau après les photos.

Dormez bien marins d’eau douce..

Samedi 15 avril 2017, nous larguons les amarres

Par Sylvia

Nous avons largué les amarres vers 9 heures du matin à Carnon et oui nous étions matinales ou impatients bref.. direction Aigues-Mortes.La manœuvre a été facile, un équipier à la proue du bateau, un autre à la poupe, Nicolas à la vigie, Philippe le capitaine à la barre, sans oublier Luffy le moussaillon équipé de son gilet de sauvetage bleu, cantonné dans la cabine de Morgane et Nicolas. Notre bateau de 10 mètres (oui nous savons bien que ce n’est pas un yacht de 35 mètres, mais  c’est tout comme ) est parti naturellement voguer sur les eaux du canal du Rhône à Sète.C’était magique, nous avons croisé des “avironaises”, si vous préférez des rameuses d’aviron. Puis l’on s’est retrouvé seuls, l’eau du canal était calme, au milieu de ces étangs, derrière ces buissons, nous devinions au loin des oiseaux de différentes espèces, des canards. C’était étrange, dans ce silence matinal, nous avions l’impression que notre bateau nous menait vers un autre monde, dans une autre dimension en glissant sur cette eau argentée, si calme, silencieuse.Arrivés au PK33, nous avons pu admirer les cabanes du Roc situées sur l’étang de l’Or, Près de La Grande Motte en “petite camargue”. Sur les berges de l’étang de l’Or se situent de nombreuses cabanes qui se regroupent parfois en hameau, comme à Mauguio, Pérols ou les cabanes du Roc. Cet endroit peu profond (1.20m en moyenne), est un lieu de pêche artisanal qui se pratique en barque profilée à fond plat, “les négafols”. ces surprenantes cabanes ne sont accessibles que par bateau. Devant elles le canal, derrière elles, les étangs. Ces cabanes sont bâties sur une minuscule bande de terre. Elles sont de toutes les couleurs, des petites maisons violettes, d’autres aux fenêtres dorées, d’autres encore aux toits pentus rouges avec leur pergolas, sur leur façade des hérons, des lézards, sculptés en bois vernis, en fer ; des fleurs mêlées aux filets de poissons sont accrochés aux murs, suspendus aux pontons. Ces cabanes  sont singulières,  elles ressemblent à leur propriétaire. Nous avons l’impression d’être dans un livre pour enfants, ou nous apercevons ce cheval camarguais séparé par la jolie barrière blanche de cette cabane qui est venu discuter un moment avec son habitant. Oui, nous sommes bien en train de voyager dans un monde singulier.

 Nous avons continué notre navigation en direction d’Aigues-Mortes, après une dizaine de kilomètres nous arrivons dans le port de cette merveilleuse petite cité avec ses hauts remparts aux 7 portes, construites au XIIIème siècle dominés par la tour de Constance. Cette tour ou furent emprisonnés les réfractaires aux divers régimes politiques et religieux dont cette protestante Marie Dunand,  durant 38 ans. Aigues-Mortes a un très joli port, accueillant ou nous avons trouvé une place, à côté d’un bateau dressant pavillon d’Afrique du Sud. Après notre déjeuner, nous avons visité la cité, ses places, ses restaurants, ses boutiques, sa caverne d’Ali Bonbons, fait quelques courses puis nous avons à nouveau largué les amarres en direction de Gallician.  En fin de journée le vent s’était levé, le petit port de gallician, nous tentait bien pour passer une nuit, mais entre ses immenses pylônes plantés à intervalles réguliers et le vent nous ne sommes pas arrivés à approcher le quai ! Nous nous sommes donc arrêtés après le pont,en pleine nature nous avons amarré notre bateau. Au crépuscule, Luffy dit petit loup ou Loulou, suivant les membres de l’équipage, comme nous tous écarquillait grand ses yeux, dressait sers oreilles au moindre petit bruit, et respirait toutes ces nouvelles odeurs. Que de bonheur !

l’aventure des marins d’eau douce a commencé à Carnon, un vendredi 14 avril 2017

Par Sylvia

Carnon est une station balnéaire de l’Hérault située sur la commune de Maugio en France. Cette station se situe entre La Grande Motte et Palavas-les-flots dans la partie septentrionale du Golfe du Lion. Construite sur le cordon littoral isolant l’étang de l’Or et ses milliers d’oiseaux de la mer Méditerranée, Carnon se trouve à environ 10 km de Montpellier.
Arrivés vers 13 Heures à Carnon (après avoir laissé notre chien Ponpon en pension à Ollière) Nous avons gardé Luffy avec nous, le chien de Morgane, parce qu’ il est petit et écoute mieux enfin ! presque mieux. Il est petit comme un papillon enfin ! presque.Nous avons déjeuné à la pizzeria de “Constantine” à Carnon. 15 heures, nous sommes arrivés chez les “Canalous”. Paperasse et cie. Nous avons déposé toutes nos affaires dans le bateau, et là, nous avons attendu, attendu…Si bien que nous en avons profité pour faire des courses chez l’épicier, deux fois de suite s’il vous plaît. Philippe en a profité pour installer sa canne à pêche, histoire de faire passer le temps. Nous attendions le technicien et puis surprise ! Philippe a remonté un Bar, surnommé “loup” ou “perche de mer”, dans la région méditerranéenne. Il fut très étonné de son exploit, fier et content de lui,  nous avons décidé de déguster ce magnifique poisson le lendemain midi.Enfin le technicien est arrivé à bord de notre bateau, la leçon de conduite et toute les recommandations allaient nous être expliquées.Le technicien était un allemand d’origine, qui avait gardé son accent et sa rigueur. Il démarra le moteur du bateau et commença au même moment ses explications.Ses explications n’étaient pas toujours compréhensibles, un peu à cause de son accent, un peu à cause du débit rapide de ses paroles, mais on devinait. Mise en route, retour au quai 15mn maximum. C’est à dire que nous avons tous fait un tour avec notre instructeur pilotant notre  bateau sur le canal. Aussitôt : démonstration d’un demi tour (pas si facile !) . Je ne comprenais pas dans quel sens, il voulait tourner le bateau pour retourner à la base ? Il tournait la barre à toute vitesse vers la droite, (on dit tribord) puis vers la gauche (bâbord). Le technicien en question, tournait la barre à toute vitesse vers la droite, puis vers la gauche, basculait la manette à fond en avant, passait le point mort et à fond en arrière ! à nous en donner le tournis. Nous assistions hébétés au  retour de Jack Sparrow ! notre Jack réussit enfin, à faire demi-tour à notre bateau et puis brutalement : fin de l’instruction. Il était pratiquement 19 heures ; fatigués nous décidâmes de ranger nos affaires, prendre l’apéritif, dîner et de partir le lendemain, après une bonne nuit de sommeil, cela semblait plus sérieux.Bien heureux dans notre nouveau lieu, nous avons commencé à ressentir ses mouvements ondulants, qui nous ont bercés toute la soirée et la nuit..

De gentilles nouvelles de chez “Les Canalous”

Alors, comme vous le savez nous avons loué un bateau chez Les Canalous pour faire le sud de la France, en avril. (soit vers l’étang de Thau, soit la Camargue, c’est la vitesse du vent et la météo qui décidera).Donc, à 40 jours du départ, il a fallu donc payer le solde (normal) et au retour nous avons reçu notre voucher. En tant que maniaco-dépressif du contrat (c’est une bonne partie de mon métier), je l’ai relu dans les moindres lignes et arrivé à la fin du voucher, je vois écris qu’ils nous ont surclassé. Nous passons donc du Riviera 920 au Triton 1050. Ce n’est pas grand chose, mais cela fait toujours plaisir.Donc merci “Les Canalous”.

EXEMPLE DE SUIVI D’ENTRETIEN BATEAU

Dans la liste des choses à ne pas oublier pour limiter les problèmes, voilà la liste des points à contrôler régulièrement:

MOTEUR

Entretien courant

Niveau de gasoil (maintenir le plein): suivant usage

Traitement antibactérien du gasoil: à chaque plein

Niveau de liquide de refroidissement: à chaque démarrage

Niveau huile moteur: à chaque démarrage

Charge des batteries : à chaque démarrage

Contrôle des fumées d’échappement: à chaque démarrage

Vérification en marche

Charge de l’alternateur (voyant au tableau de bord): en fonctionnement

 Pression d’huile (voyant au tableau de bord): en fonctionnement

Circulation de l’eau de refroidissement: à chaque démarrage

Couleur des fumées d’échappement: à chaque démarrage

Entretien annuel

Remplacement du liquide de refroidissement: annuel

Nettoyage du filtre à carburant: annuel

Nettoyage du filtre à eau et crépine: annuel

Vidange de l’huile moteur: annuel ou 100 h

Remplacement du filtre à huile: annuel ou 100 h

 Niveau d’huile de l’inverseur: 6 mois

Vidange de l’inverseur: 300 h

Remplacement du filtre à gasoil: annuel ou 100 h

Nettoyage et vidange du filtre décanteur de carburant: annuel ou 100 h

Nettoyage du réservoir de carburant: 3 ans

Nettoyage du thermostat: annuel

Réglage des tensions de courroies: annuel

Remplacement des courroies: 3 ans

Contrôle du câblage électrique: annuel

Remplacement des anodes anticorrosion: annuel

Remplacement de la turbine de pompe à eau: 3 ans

Serrage des boulons de fixation moteur: annuel

Vérification des Silentblocs: annuel Réglage du jeu aux soupapes: 500 h


ELECTRICITÉ

Vérification de la charge des batteries: à chaque démarrage moteur

Protection des contacts électriques (aérosol): 6 mois

Remplacement de la batterie moteur: 2 ansRemplacement de la batterie servitude: 2 ans

ÉLECTRONIQUE

Vérification de la fixation des aériens (antenne VHF, girouette, radar…): annuel

Dépose et protection des contacts (prises): annuel

Nettoyage de l’hélice du loch-speedo: annuel


CIRCUIT EAU DOUCE 

Graissage des vannes d’évacuation: annuel

Serrage de tous les colliers: annuel

Nettoyage des filtres des pompes: annuel

Traitement antibactérien dans les réservoirs: à chaque plein

Purification et graissage des pompes de WC: annuel


COQUE 

Vérification des chandeliers, des balcons et des filières: annuel

Carénage: annuel

Antifouling: annuel

Remplacement des anodes: annuel

Chargement des vannes et des passe-coque: 5 ans

Réfection des vernis: annuel

Entretien du teck: annuel

Polish sur les œuvres mortes: annuel

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